Terminé, les tests d'orientation rébarbatifs. À Technopolis, plus de 400 élèves de cinquième et sixième primaire reçoivent un passeport un peu spécial ces prochaines semaines. Pas celui pour partir en vacances, mais celui qui permet de se découvrir soi-même. Le passeport STEM aide les jeunes à identifier leurs talents avec des mots qui parlent vraiment : éponge à savoirs, détective d'erreurs, créatif inventif. Et l'effet est plus puissant qu'on ne l'imagine.
Le secret ? Explorer d'abord, choisir ensuite
« Notre objectif est d'encourager les enfants à réfléchir à leurs véritables talents », explique Elke Jeurissen de C'est génial. « Quand les enfants savent ce dans quoi ils excellent et qu'ils cultivent ces talents, ils trouvent un métier qui leur correspond vraiment. Ce qu'ils font bien leur apportera de la satisfaction. Plutôt qu'un job valorisé socialement ou choisi pour faire plaisir à l'entourage. »
C'est là que se situe le problème. Beaucoup trop de jeunes s'orientent parce que « c'est comme ça » ou pour répondre aux attentes parentales. Le passeport STEM bouleverse cette logique : on ne choisit plus au hasard en croisant les doigts, on explore d'abord pour décider en connaissance de cause.
Pour des enfants à ce carrefour crucial, c'est précieux. Et l'impact dépasse les murs de l'école : le passeport devient aussi un outil de dialogue en famille.
Des entreprises qui misent sur la jeunesse
Six entreprises permettent à plus de 400 enfants de vivre gratuitement une journée complète à Technopolis : transport, repas, ateliers, tout est pris en charge. Belfius, Atlas Copco, BASF, Johnson & Johnson, le Port d'Anvers-Bruges et UCB s'engagent bien au-delà du simple sponsoring.
Leurs équipes viennent échanger directement avec les élèves pour montrer ce que sont vraiment les STEM sur le terrain. Quels talents comptent. Quelles formations y mènent. Et surtout : que les STEM ne se résument pas aux mathématiques.
« Notre prospérité économique dépend directement des opportunités offertes aux jeunes d'exploiter leurs talents scientifiques et techniques », souligne Ester Blockx de Technopolis. « Sans relève, pas d'innovation technologique. Et nous en avons absolument besoin. »
Des professionnel·le·s viennent témoigner. Les enfants interrogent, les entreprises racontent. Les STEM prennent enfin un visage humain.
Un fossé qui s'élargit
La réalité fait mal : le baromètre STEM 2025 montre une baisse continue du nombre de jeunes qui s'orientent vers ces filières. Pendant ce temps, les besoins en professionnels STEM explosent. L'écart se creuse chaque année.
« D'où l'importance que les enfants de tous milieux, y compris les moins favorisés, puissent découvrir tôt leurs forces et leurs centres d'intérêt », insiste Blockx. « J'espère que ce passeport STEM leur servira de guide pour choisir une orientation qui valorise leurs talents. »
La science pour tous, pas que pour les génies
C'est génial réunit plus de 20 entreprises et organisations autour d'une conviction : la science n'est pas réservée aux Einstein et Marie Curie. Elle est aussi pour les curieux, les créatifs, les acharnés, les amateurs d'énigmes.
Les Experience Days se déroulent jusqu'au 24 octobre à Technopolis. Les écoles francophones ne sont pas oubliées : elles peuvent participer via SPAROH!, l'équivalent en Wallonie.
Belfius a lancé la série avec 48 élèves de l'école primaire KA Etterbeek. Plus de 350 autres suivront dans les semaines à venir. Une journée pleine d'émerveillement et d'expériences. Un passeport rempli de découvertes.
Et peut-être le premier pas vers un avenir où chaque enfant peut épanouir son talent. Car c'est bien de cela qu'il s'agit finalement.

















